LES "ESSUIE-GLACES": quartett de chanson française

PRESSE

 

Journal L’Alsace  (éd Thann) 19.4.2006

 

 

 

THANN

Un voyage au coeur de la chanson française

Le groupe « Les Essuie-glaces » interprétera une série de grands succès ainsi que des oeuvres de son cru, demain dans le cadre des Jeudis du Relais. Poésie et humour au menu.

Bien qu'ils aient la spontanéité, l'enthousiasme et la chaleur des débutants, les deux couples formant le groupe « Les Essuie-glaces », qui se produiront demain soir dans le cadre des Jeudis du Relais, sont tout sauf des débutants. En effet, les trois voix, Nicole, Véronique et Philippe, ont acquis pendant quelques années leur savoir-chanter la chanson française au sein de la troupe « Scène et voix » de Colmar.

Rencontre avec un pianiste beau gosse

Puis un beau jour, l'ambition de monter plus haut a propulsé ces trois artistes vers un pianiste beau gosse, charmeur, élégant et virtuose : Laurent Umbdenstock. Véritable magicien du rythme, il a su éclabousser ses compères de toute sa dynamique mélodique. Balayant à coups d'« essuie-glaces » énergiques les tracas du quotidien, les soucis de toutes sortes, le groupe invite le public à un merveilleux voyage tout de poésie, de rythme, de tendresse, de nostalgie et d'humour, comme on n'en rencontre que dans la vraie chanson française.

Des succès de toujours

Au hasard d'escales merveilleuses, Rio, Cuba, Syracuse, Panama et bien sûr Paris, ils rendront vie, avec originalité et amour, à des succès de Brel, Nougaro, Edith Piaf, Le Forestier et tant d'autres. Ils inviteront également à découvrir quelques-unes de leurs oeuvres personnelles qui constituent autant de petites miniatures de charme et de couleur.

Quatre personnages

Les quatre balais de cet essuie-glace singulier ont pour nom : Nicole Beysang, une blonde incendiaire au grain de voix prenant, dont le corps n'est que provocation et chorégraphie ; Véronique Walter, au timbre chaleureux s'il en est, également auteur-compositeur, toute de joie de vivre et charme ; Philippe Arnold, coq en pâte entre ces deux beautés, est un fou chantant débridé et sensuel. Vous y ajoutez le charisme du pianiste Laurent Umbdenstock et vous aurez la recette d'un p'tit bonheur total, relaxant et attachant.

LAM.

 

 

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© Dernières Nouvelles d'Alsace  - Dim 30 avril 2006

 Jeudi du Relais
Petits tours de chant avec les Essuie-Glaces

 

Une soirée décontractée, sympa, avec « Les Essuie-Glaces ». (Photo DNA)

« Les Essuie-Glaces » ont fait le bonheur d'un public trop peu nombreux, jeudi soir au Relais Culturel de Thann et, si glace il y avait, il n'était point besoin de l'essuyer pour y voir clair, car elle a été rompue dès les premières mélodies !

Philippe Arnold, dont on avait déjà pu savourer le bagout dans « Le Fantôme de Canterville » revient au Relais en belle et bonne compagnie. Nicole Beysang se coule dans le noir fourreau d'une chanteuse de cabaret, façon rive gauche, pour monter les escaliers de la Butte. Véronique Walter est là, voix sensuelle au plaisir savouré, pour des chansons plus sages. Philippe Arnold taille la route, prend la Nationale 7, joue à Monsieur Loyal, en propulsant tour à tour ses compagnes à l'avant-scène.

Quand ils sont
eux-mêmes,
ils sont les meilleurs !

 Un bel hommage à un florilège idéal de la grande chanson française, qui cherche parfois, trop peut-être, la copie conforme à l'original, soigneusement décodé sur des disques d'or. C'est bien vu, bien entendu, mais lorsque Nicole, Véronique et Philippe se laissent aller à être simplement eux-mêmes, avec leurs chansons ou celles des autres, c'est là qu'ils sont les meilleurs.
 Au piano, Laurent Umbdenstock aligne des gammes rieuses, décape son clavier, et pose toujours, en ultime note et délicate offrande, une petite fleur de touche. Parfois de petits tableaux en apartés délicieux, les quatre voix n'en font plus qu'une. Le public se met alors à l'unisson, tape des mains. Les applaudissements suivent, on redemande de l'émotion, on veut encore un peu de plaisir. Car une soirée comme celle-là, ça vaut mieux que d'attraper la scarlatine, on peut croire Philippe Arnold et ses consoeurs sur parole !

L.G.

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© L'Alsace 7 mai 2006 (tous droits de reproduction réservés)

 

CHANSONS

Une sublime invitation au voyage

« Les Essuie-glaces » ont balayé avec talent les airs éternels de la chanson française. Le groupe s'est taillé un joli succès au Relais culturel.

Au début, la salle d'exposition aménagée pour les « Jeudis du Relais » avait des airs un peu tristounets : murs gris, tables rondes, des chaises autour, affluence réduite, un décor de film de série B… pas de quoi allumer le Relais.

« Singing in the Rain » ?

Mais clic, clac… deux coups d'essuie-glaces suffiront : revoilà le soleil et les jours heureux : « Oh happy days… mais reprenez-vous, ce n'est pas une soirée gospel ! » lance avec humour Philippe Arnold, en tenue de crooner avec fleur à la boutonnière. C'est un hommage à la bonne chanson française, mêlé d'improvisations et de créations, exprimé avec rythme, tendresse, beaucoup d'émotion et un brin de nostalgie. Coup de démarreur pour une invitation au voyage. Au volant, Phil (Philippe Arnold) se lance sur la RN7 chère à Trenet, puis remonte à Bruxelles (Brel) pour « passer entre les gouttes » avec la complainte de Maxime Le Forestier. Deuxième partie du récital et pleins phares sur la désirable et blonde Nicole Beysang aux « Lips » adorables (Aznavour), irrésistible dans sa robe fourreau. Lumière tamisée, ensuite, sur Véronique Walter, à la voix sensuelle pour des airs plus mélancoliques. Mais gare aux turbulences, Phil nous a prévenus : la dernière partie sera torride.

« Déshabillez-moi »

Une nymphomane surgit au milieu du public avec sa minijupe en cuir noir satiné. « Déshabillez-moi », supplie Nicole. « Oui, j'adore » approuve Véro. Ce qui vaut évidemment mieux « que d'attraper la scarlatine » se rassure Philippe. « Et maintenant » (Bécaud) quand les voix chantent à l'unisson, quand Laurent au clavier se lâche dans les improvisations les mieux inspirées avec une sonorisation parfaitement dosée, cela devient tout simplement sublime. Le bonheur se répand dans la salle avec « Oh Happy days » et le public en redemande.

Michel Tschann          



Article ajouté le 2007-07-11 , consulté 87 fois

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