LES "ESSUIE-GLACES": quartett de chanson françaisePRESSE
_____________________________ © Dernières Nouvelles d'Alsace - Dim 30 avril 2006
« Les Essuie-Glaces » ont fait le bonheur d'un public trop peu nombreux, jeudi soir au Relais Culturel de Thann et, si glace il y avait, il n'était point besoin de l'essuyer pour y voir clair, car elle a été rompue dès les premières mélodies ! Philippe Arnold, dont on avait déjà pu savourer le bagout dans « Le Fantôme de Canterville » revient au Relais en belle et bonne compagnie. Nicole Beysang se coule dans le noir fourreau d'une chanteuse de cabaret, façon rive gauche, pour monter les escaliers de la Butte. Véronique Walter est là, voix sensuelle au plaisir savouré, pour des chansons plus sages. Philippe Arnold taille la route, prend la Nationale 7, joue à Monsieur Loyal, en propulsant tour à tour ses compagnes à l'avant-scène. Quand ils sont Un bel hommage à un florilège idéal de la grande chanson française, qui cherche parfois, trop peut-être, la copie conforme à l'original, soigneusement décodé sur des disques d'or. C'est bien vu, bien entendu, mais lorsque Nicole, Véronique et Philippe se laissent aller à être simplement eux-mêmes, avec leurs chansons ou celles des autres, c'est là qu'ils sont les meilleurs. L.G.
________________________________________________________________ © L'Alsace 7 mai 2006 (tous droits de reproduction réservés) CHANSONS Une sublime invitation au voyage « Les Essuie-glaces » ont balayé avec talent les airs éternels de la chanson française. Le groupe s'est taillé un joli succès au Relais culturel. Au début, la salle d'exposition aménagée pour les « Jeudis du Relais » avait des airs un peu tristounets : murs gris, tables rondes, des chaises autour, affluence réduite, un décor de film de série B… pas de quoi allumer le Relais. « Singing in the Rain » ? Mais clic, clac… deux coups d'essuie-glaces suffiront : revoilà le soleil et les jours heureux : « Oh happy days… mais reprenez-vous, ce n'est pas une soirée gospel ! » lance avec humour Philippe Arnold, en tenue de crooner avec fleur à la boutonnière. C'est un hommage à la bonne chanson française, mêlé d'improvisations et de créations, exprimé avec rythme, tendresse, beaucoup d'émotion et un brin de nostalgie. Coup de démarreur pour une invitation au voyage. Au volant, Phil (Philippe Arnold) se lance sur la RN7 chère à Trenet, puis remonte à Bruxelles (Brel) pour « passer entre les gouttes » avec la complainte de Maxime Le Forestier. Deuxième partie du récital et pleins phares sur la désirable et blonde Nicole Beysang aux « Lips » adorables (Aznavour), irrésistible dans sa robe fourreau. Lumière tamisée, ensuite, sur Véronique Walter, à la voix sensuelle pour des airs plus mélancoliques. Mais gare aux turbulences, Phil nous a prévenus : la dernière partie sera torride. « Déshabillez-moi » Une nymphomane surgit au milieu du public avec sa minijupe en cuir noir satiné. « Déshabillez-moi », supplie Nicole. « Oui, j'adore » approuve Véro. Ce qui vaut évidemment mieux « que d'attraper la scarlatine » se rassure Philippe. « Et maintenant » (Bécaud) quand les voix chantent à l'unisson, quand Laurent au clavier se lâche dans les improvisations les mieux inspirées avec une sonorisation parfaitement dosée, cela devient tout simplement sublime. Le bonheur se répand dans la salle avec « Oh Happy days » et le public en redemande. Michel Tschann Article ajouté le 2007-07-11 , consulté 87 fois CommentairesLiensRetour aux articles |
Espace de gestion
|
|||||||||||||